Basé à Bruxelles, l'Atlantis Institute est un think tank indépendant réunissant des intellectuels francophones issus d’horizons divers. Européen, libéral et convaincu que l’Etat de droit et la démocratie sont des modèles universels à promouvoir activement dans toutes les régions du monde, il préconise une gouvernance mondiale plus saine et réellement efficace.

Interpellé par la souffrance humaine, révolté par l’indifférence dont elle fait trop souvent l’objet, suspicieux à l’endroit des multiples discours qui, gorgés de bons sentiments, se contentent d’appeler à la bonne volonté et au dialogue, l'Atlantis Institute soutient résolument toute initiative favorisant l’application effective des droits de l’homme dans les pays qui en sont dépourvus.


Contrairement à la plupart des pays qui cherchent à contrecarrer ses projets, l'Iran a une idée précise de ce qu'il souhaite: devenir la puissance majeure du Moyen-Orient au XXIe siècle. Pour étendre son influence et son pouvoir de coercition, Téhéran accorde un rôle majeur à son arme nucléaire, mais la présence iranienne s'étend aussi, de manière plus souterraine, à toutes les zones de crise de la région, qu'il s'agisse de l'Irak ou du Liban, de l'Asie centrale et du Caucase.

Face à ces prétentions, nos réponses ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux. Les règles qui vont régir les rapports de forces et les relations nucléaires au XXIe siècle ne sont pas encore écrites: veut-on, demande Thérèse Delpech dans Le grand perturbateur, qu'elles le soient par l'Iran?

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Le dilemme de la Fed
Par Florin Aftalion   
12 janvier 2010

LA TRIBUNE — La première réponse de la Fed au désastre financier survenu en septembre dernier a consisté à inonder les marchés de liquidités. Les taux d’intérêt voisins de zéro sur le marché interbancaire ne suffisant pas à restaurer la confiance elle s’est mise à acheter agressivement des créances de toute nature (y compris des produits toxiques) conformément à une nouvelle politique de «relâchement quantitatif». A la suite de cette nouvelle politique, l’actif de son bilan, c’est-à-dire l’ensemble de ses apports à l’économie, a doublé en quelques mois. Au passif de ce même bilan, les réserves excédentaires des banques passèrent rapidement de moins de deux milliards de dollars à quelque mille milliards aujourd’hui (et représentent à ce jour plus de quinze fois le montant des réserves obligatoires). Dans un système de réserves fractionnaires, de tels excédents peuvent conduire à une extraordinaire expansion monétaire, donc à une explosion inflationniste.

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